Remontons un peu l’histoire. Cela se passe à Essertines en Donzy.
Deux maisonnettes se trouvent à moins de 2 m l'une de l'autre. Quelques années plus tard, une jonction est réalisée pour unir nos deux bâtisses. L'idée de Noémi et Rémi est donc de créer un couloir à l'étage, comme cela a été fait au Rdc.
Pour cela, il est nécessaire de créer 2 ouvertures. Chacune avec ses spécificités (sinon, ce n'est pas drôle...)
L'objectif, dans le voyage à travers les matériaux est dans un premier temps de créer au moins une ouverture afin de récupérer de la terre. Puis d'analyser cette terre afin de l'utiliser pour embellir la maison avec une nouvelle peau (mortier terre/sable et terre/chènevotte/sable).
Commençons donc par les ouvertures

Ensuite, nous avons créer un passage entre le couloir et la première ouverture pour mieux communiquer et pouvoir jouer plus facilement au passe-murailles avec les seaux.

La phase suivante est très importante puisqu'il s'agit de bien délimiter les surface d'appui de l'ouverture.

Rémi en action.


Le travail des surfaces d'appui est délicat et fondamentale.
A noter la résistance du pisé sec à la compression : entre 1 et 3 Mégapascals, soit 100 à 300 tonnes au m2.




le fait d'intercaler en pression ces cales permet de créer des chaines de forces.
Ce que je vous invite à visualiser grâce à l'une des expériences d'Amaco
Ensuite Rémi et Noémie combleront l'ensemble du trou à l'aide d'un mortier à la chaux.
Étant donné qu'il y avait le chantier enduit la semaine suivante, la priorité a été mise sur la préparation du 2ème chantier. Celle-ci comprenait l'évacuation de la terre et son tamisage.

Cela nous a permis de remplir plus d'un big bag de terre.

Quelques jours avant le chantier, nous avons fait différents test pour déterminer l'échantillon de terre/sable qui ne fissurait pas et qui maintenant les grains de sable ensemble sans effritement. Cela nous a donné la formule suivante : 2 volumes de terre pour 1 volume de sable.


Mais auparavant commençons par une petite séance d'échauffement-étirement.

Nous avons 2 jours pour enduire intégralement la pièce qui sera plus tard l'atelier d'arthérapie de Noémie.
La deuxième aventure est partie


Blandine, Jocelyn et Justine.








Nous choisissons de manger à l'heure espagnole ce qui nous permet de bien avancer.


Très rapidement, nous pouvons passer la taloche éponge,
ce qui efface, comme par magie les petites imperfections.


Encore un grand bravo à tous et à toutes.
Au plaisir de se retrouver sur un prochain chantier ou un autre lopin de terre.